Mairie Charrey-Sur-Saône Canton Brazey en Plaine

Site officiel de la Commune de Charrey-Sur-Saône


Forêt communale de Charrey-sur-Saône



Première ressource communale
et première dépense communale.


La forêt communale de Charrey-sur-saône s'étend sur 189 hectares et constituée de 35 parcelles en régénération, l'ensemble de la forêt est peuplé de chênes pédonculés et quelques trembles et bouleaux.

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SURFACE: 189 ha 86 a 80 ca
La forêt est divisée en 35 parcelles; ( Surface moyenne 5 ha 42 a ).

ALTITUDE : moyenne 200 mètres.

CLlMAT : semi continental du type " RHODANIEN "

PLUVIOSITE : 760 mm/an.

TEMPERATURE : moyenne annuelle 10-7.

SITUATION GEOGRAPHIQUE : plaine alluviale de la saône.

SOUS-SOL : limon alluvial, argilo-calcaire, riche en argile.

SOLS : bruns forestiers à pseudogley.

FAUNE : lièvres et faisans en bordure des terrains agricoles. cerfs et sangliers de passage. chevreuil en très forte augmentation.


GROUPEMENTS VEGETAUX FORESTIERS -COMPORTEMENT DES ESSENCES.
l'ensemble des peuplements est une chênaie à chêne pédonculé dominant avec sous-étage de feuillus divers ( Tremble, Bouleau, Aulne et Fruitiers ), de charme et noisetier.

le hêtre, qui est présent à l'état de trace sera à favoriser.

le chêne est dans l'ensemble de bonne qualité et donne des produits très appréciés des acheteurs ( Ebénisterie, Tranchage ). les glandées partielles, tous les 2, 3 ans; totales, tous les 8, 9 ans.

EQUIPEMENT ROUTIER: sommière empièrrée 2,1 kms, sommière naturelle 1,8 Kms
Total 3,9 Kms / soit 2,05 Kms / 100 ha.

AMENAGEMENT EN COURS : convertion du taillis sous futaie existant en futaie régulière de chêne ( 60% ) exploité à 0,70 de diamètre; de hêtre ( 5% ) et de feuillus divers ( 35% ).

 Document importé depuis cybercommunes.


 

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Présentation générale,
information sur les métiers, documentation (publications en ligne, liste de livres).
Liens vers les sites régionaux.

Site de l'ONF


 


En ville, l'utilisation du bois comme moyen de chauffage n'est pas facile car il nécessite des quantités importantes de bois engendrant des problèmes d'approvisionnement et surtout de stockage.



Actuellement encore, dans de nombreuses communes forestières, le moyen le plus évident et le moins coûteux pour se chauffer est de se procurer des affouages.

Beaucoup de communes sont actuellement propriétaires de forêts.
L'origine de ces propriétés communales est souvent le résultat d'une longue histoire qui peut remonter pour certaines au XIIe siècle.

En effet, à cette époque et bien plus tard aussi, ces forêts appartenaient à de riches propriétaires mais les habitants des villages avaient obtenu des droits d'usage : prélèvement de bois de chauffage et éventuellement de bois d'œuvre.

Progressivement, certains de ces domaines sont passés, de gré ou de force, dans les domaines communaux au cours des temps mais une tradition est restée : les habitants ont conservé le droit à l'affouage, c'est à dire la possibilité de prélever du bois pour leur propre chauffage.



Un massif communal est divisé en plusieurs coupes qui seront exploitées au fil des années. Le passage se fait en général dans une forêt exploitée en taillis sous futaie tous les 20 à 25 ans.
Il suffit donc de posséder une surface suffisamment grande pour pouvoir traiter une coupe chaque année. La surface nécessaire est au minimum de 4ha exploités chaque année pour environ 45 affouagistes. On doit donc doter la forêt d'un plan d'aménagement à long terme qui est négocié entre la commune et l'ONF (Office National des Forêts) qui, par la loi, gère les forêts communales.

Avant d'exploiter la haute futaie, pour vendre les différents fûts des arbres, il est bon de dégager le taillis qui s'est développé sous ces nobles tiges. C'est à ce niveau que l'affouagiste intervient en supprimant ce taillis et lorsque l'exploitant forestier a dégagé les fûts des arbres vendus, l'affouagiste peut récupérer les houppes ou "têtes" des arbres, encore un bois précieux pour le chauffage.

L'affouage qui est en fait, une jouissance en nature de produits ligneux, est un avantage économique certain pour les habitants d'une commune propriétaire d'une forêt. Chaque habitant peut, en tenant compte des données précédentes obtenir entre 10 à 15 m³ de bois chaque année. Cette quantité peut permettre au propriétaire d'un pavillon d'assurer la plus grande partie de son chauffage hivernal d'où la réalisation d'une économie substantielle.

De plus, la pratique de l'affouage responsabilise l'individu et maintien un lien entre les ruraux et leur forêt. Ils se sentent impliqués à long terme dans la gestion de leur patrimoine forestier, celui qu'ils ont reçu et qu'ils transmettront. L'affouage contribue à maintenir un espace de vie sociale dans les communes rurales.

L'affouagiste a donc des droits dans "sa forêt" mais il a aussi des devoirs. Il doit respecter le règlement d'affouage : préservation des brins d'avenir qui seront nécessaires au renouvellement de la forêt et au maintien de sa diversité. Il doit laisser un lieu propre et sans trace de "civilisation" : bidons, bouteilles, objets divers.
Il doit prendre conscience des facteurs écologiques prépondérants de la forêt.
Autrefois, il brûlait les branchages inutiles, maintenant, il comprend qu'en laissant pourrir sur place ces rémanents, il favorise le développement d'humus et chaque tas de branchages, avant qu'il ne disparaisse est une véritable niche écologique.

Certains affirment néanmoins que le brûlage amène des quantités appréciables d'éléments minéraux dans le sol. C'est exact, mais en réalité, l'apport est trop brutal et une quantité non négligeable est entraînée par les eaux de ruissellement d'où un appauvrissement du milieu. Par contre, lors d'une décomposition naturelle des éléments abandonnés, le retour des minéraux vers le sol se fait lentement.

Dans les sous-bois exploités par les affouagistes ou par les agents de l'ONF, on ne doit pas s'étonner de trouver quelques arbres secs ou pourrissants. Ils ont été laissés en place volontairement car ils constituent l'habitat naturel de nombreux insectes contribuant ainsi au nourrissage des oiseaux et à leur maintien dans le milieu.

La gestion de la forêt évolue donc avec les besoins de la société. Autrefois, uniquement considérée comme une source de revenus et un moyen de chauffage, la forêt et le bois font toujours partie de notre patrimoine forestier mais aussi aujourd'hui de notre patrimoine naturel et culturel. La gestion actuelle permet d'y favoriser une sylviculture de qualité, une diversité de la faune et de la flore.
Le maintien de l'affouage permet au citoyen de s'y impliquer.


 


Bois délivrés à couper.....

 

 Plan de la forêt communale

Règlement affouages Charrey sur Saône

Mode d'emploi des affouages à Charrey sur Saône

Annexe Sécurité affouages Charrey sur Saône





BOIS DELIVRES A COUPER ET BOIS RESERVES.
Je coupe une tige de diamètre < à 17,5 non griffée ( affouage taillis )
une tige de diamètre> à 17,5 martelée mais non ceinturée ( affouage petite futaie )
Je laisse une tige de diamètre < à 17,5 griffée ( brin réservé )
Une tige de diamètre > à 17,5 non martelée ( grosse futaie réservée )
une tige de diamètre > à 17,5 martelée et ceinturée ( grosse futaie vendue )


REGLES CONCERNANT L'EXPLOITATION DES BOIS,

La coupe doit être franche et le plus prés possible du sol. Lors de l'abattage et de la vidange, les arbres réservés doivent être respectés
La marque au pied des futaies délivrées doit être laissée intacte.

L'incinération des branches est obligatoire aussi bien pour le taillis que pour les houppiers des futaies vendues.
Les places de feux doivent éviter le voisinage des arbres réservés.
Les piles de bois ne doivent pas s'appuyer sur les arbres réservés.
Par mesure sanitaire, débarassez les futaies du lierre.

 

Il est bon de rappeler que LA FORET N'EST PAS UNE POUBELLE ( bouteilles, bidons, boites, pneus, etc. )

DELAI D'EXPLOITATION
Du 1er janvier au 15 avril pour les houpplers des futaies vendues.
Du 15 novembre environ au 15 avril de l'année suivante pour le taillis et les petites futaies délivrées.

A cette date 15 AVRIL, le bois doit être coupé, façonné, empillé, et les branches brulées.

DEBARDAGE
Avant le 15 octobre de chaque année sauf délai impératif. Il doit s'éffectuer par temps sec et sol portant soit, plutôt durant l'été.
Il est interdit de débarder l'hiver sans autorisation de l'agent ONF responsable de la coupe ou des responsables communaux :

DECHEANCE DES AFFOUAGISTES

Si les délais d'exploitation ou d'enlèvement ne sont pas respectés le Maire, sur proposition de l'agent responsable de la coupe, met l'affouagiste en demeure de s'exécuter dans un délai déterminé.

En cas de non paiement de l'affouage dans le courant de l'année.

A défaut d'exécution ; la déchéance est prononcée et notifiée individuellement aux affouagistes défaillants par le Maire, sur proposition de l'agent responsable de la coupe.
Sitôt la déchéance prononcée et notifiée, le conseil municipal peut faire revendre les bois ( a l'amiable en raison de leur faible valeur) par les soins de l'ONF ou procéder à leur exploitation en régie communale ou à l'entreprise ainsi qu'a leur enlèvement.
L'agent de L'ONF reste à votre disposition pour tous renseignements.