Mairie Charrey-Sur-Saône Canton St Jean de Losne

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Alcool : le péril jeune

Alcool : le péril jeune !
Expérimentation de plus en plus précoce, augmentation de la consommation régulière, banalisation de l’ivresse…




Document importé depuis cybercommunes.Chaque année, les jeunes paient un lourd tribut à l’alcool. Accidents de la route, comportements violents, rapports non protégés, échec scolaire sont souvent la conséquence d’un verre de trop.

Dans notre société, l’alcool affiche son omniprésence. Son influence, voire son attrait sont perçus très tôt par les enfants.

A l’adolescence, selon les individus, sa consommation peut répondre au besoin d’identification, d’indépendance ou correspondre à l’une des conduites à risque adoptées à cet âge.

Les jeunes en France et dans de nombreux pays d’Europe boivent de plus en plus et de plus en plus tôt.

Mais les modes de consommation ont changé !
Certains jeunes cherchent à boire le plus possible, le plus rapidement pour avoir un maximum d’effet.
Ce phénomène est appellé “binge drinking” au Royaume-Uni.

Où boit-on quand on est jeune ?

Document importé depuis cybercommunes.L’entrée dans la consommation se fait dans un contexte familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans.
La consommation reste ainsi “encadrée” par des adultes.
Plus on grandit, moins on consomme en famille et plus on consomme en-dehors de chez soi : chez des amis ou au café.
A 19-20 ans, les trois-quarts de l’échantillon consomment plutôt hors de leur domicile, le week-end et le soir.

Quand boit-on ?

Les jeunes consomment principalement le week-end, pour 90% d’entre eux et, avec l’âge, le vendredi prend la place du dimanche.
Fait surprenant, c’est plutôt le goût et l’occasion offerte de boire que le prix qui motivent la consommation de telle ou telle boisson.

Les garçons et l’alcool :

Du côté des garçons, le fait d’avoir un parent ayant fait des études supérieures est par exemple susceptible de favoriser la consommation de boissons alcoolisées.
De même, la pratique d’un sport semble augmenter la fréquence de consommation.

Les filles et l’alcool :

Pour ce qui concerne les filles, les facteurs sont plutôt d’ordre psycho-environnemental : une communication difficile avec les parents ou des difficultés d’adaptation scolaire.
La famille semble le facteur de régulation le plus évident.

L’alcool pour intégrer un groupe :

Il est parfois nécessaire de transgresser la règle pour devenir adulte.
L’oisiveté peut être le motif de rejoindre le groupe, et le manque de possibilités de loisirs pour le groupe une cause de l’absorption d’alcool.
L’importance du groupe est constamment exprimée dans les témoignages des jeunes.

“J’ai commencé à boire étant jeune, dit cette jeune femme, par ennui et par peur de la solitude. Je ne connaissais personne. Puis, dans ma vie, il y a eu un ‘déclic’. J’ai arrêté depuis plusieurs années, et je milite dans une association.”

“J’ai bu très jeune, avoue ce père de famille, c’était devenu une habitude, puis un besoin. On n’en parlait pas en famille… Après de longues années, je suis devenu un abstinent heureux. J’ai retrouvé ma joie de vivre, ma femme, mes enfants. Et maintenant, j’aide les autres à s’en sortir dans mon association.”

La consommation d’alcool pour ne plus être timide :

Le jeune prend quelques verres pour oser parler aux filles.

Contre l’angoisse, on parle d’alcool-plaisir, d’alcool-lubrifiant social, d’alcool-anesthésiant, d’alcool-médicament…
On boit pour diminuer les moments difficiles à passer, l’alcool calme les blessures de l’enfance. Il est considéré comme un bon compagnon qui soulage et porte l’espoir.

Prenons deux illustrations :
" L'alcool, ça aide à décompresser !
" et " L'alcool, c'est juste pour la fête ".

Le stress nous concerne tous.
Les parents français seraient les Européens les plus angoissés face aux études et à l'avenir professionnel de leurs enfants, accentuant ainsi la pression sociale. Quelle alternative les adultes proposent-ils au remède usuel qu'est l'alcool ou le joint du soir ?

Si l'alcoolisation des jeunes n'est pas une nouveauté, la recherche de défonce rapide permettant de ne plus penser l'est un peu plus.
C'est de ce côté que doit porter notre interrogation, plus que sur la nature du produit.

Apprendre la relaxation sans psychotropes devrait faire partie de l'arsenal éducatif. C'est une des réponses aux " beuveries ", du week-end, " anti-stress " disent les uns, " anti-fête ", répondent les autres, pour qui la défonce est un frein à l'amusement et à la rencontre.

Car l'alcool est bien indissociable de la fête :
réalité qui nécessite un apprentissage, celui du contrôle de la consommation.
Quel goût ont nos festivités ?
Quels rôles y tiennent la danse, le jeu, le groupe et l'alcool ?

Les réunions de famille ou de village, qui permettaient une transmission intergénérationnelle, se raréfient, ainsi que les lieux ouverts aux rencontres entre jeunes.

Les discothèques s'en réjouissent et favorisent encore l'association d'idées " fête " et " alcool ".

L'alcool n'est pourtant pas l'objectif d'une soirée réussie.
Quand un enfant demande " on prend l'apéritif ? ", son désir, ce sont les cacahouètes et la chaleur d'un moment où toute la famille se resserre et prend le temps de s'écouter.

Lui proposer parfois cette convivialité autour de jus de fruits permettra de déconnecter " fête " et " produit ". Convivialité, rires, nouveaux amis, nouvelles amours sont depuis toujours au cœur de la fête, rupture d'avec le quotidien, dans laquelle l'alcool n'est qu'un moyen.

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