Le mot "affouage" date du XIIIe siècle et vient
du verbe d'ancien français "affouer", chauffer,
lui même du latin "affocare".
Le mot affouage est souvent utilisé comme synonyme de bois de chauffage, bois de feu.
L'affouage en tant que pratique trouve son
origine dans le droit féodal.
Il est le droit pour les habitants d'une commune ou d'une section de commune d'avoir la jouissance,
pour leurs besoins propres, des produits
ligneux de la forêt de leur commune ou de
leur section de commune.
Il ne s'agit que d'un droit éventuel dont le bénéfice est
soumis à la décision du conseil municipal.
C'est, en effet, ce dernier qui décide si les
bois à exploiter seront mis en vente ou réservés
à l'affouage.
Il peut aussi, en cas de vente, décider de verser le produit de la vente aux affouagistes.
Le conseil municipal est également compétent
pour établir la liste des habitants qui ont droit
à l'affouage.
Il s'agit des personnes qui ont un domicile réel et fixe dans la commune ou la section.
C'est également le conseil municipal qui définit le mode de partage de l'affouage entre 3 possibilités : le partage par feu (par chef de famille), le partage par tête d'habitant et le partage par tête et par feu.
Enfin, il convient de préciser que, à l'exception du
bois de chauffage, les affouagistes n'ont pas
le droit de revendre leurs bois d'affouage.
une façon de “jardiner” la forêt
“L’affouage ne porte en rien préjudice à la
forêt, bien au contraire.
Le “capital” de la forêt n’est pas touché. Le cubage de bois de feu attribué n’est prélevé que sur la
production annuelle de la forêt.
Nous choisissons de préférence des bois de faible valeur commerciale, du bois mûr, des arbres dits
crevards, fourchus, ou dominé, soit des
arbres affaiblis, déformés ou ne parvenant
pas à s’élever.
Nous privilégions également le chablis (arbre tombé au sol).
Ces arbres marqués donneront ce que l’on appelle une
“coupe de jardinage”, qui améliore à terme la
qualité de la forêt.