Est-ce que vous faisiez des leçons de morale ?
Ah bien sûr: tous les matins ! Et les leçons d'instruction civique. On disait toujours qu'il fallait obéir à sa maman, à ses parents, qu'il fallait être poli, qu'il fallait être complaisant, qu'il ne fallait pas mentir, de toutes choses... Est-ce que je sais, moi...
Tous les matins on regardait les mains et les oreilles, et il fallait que ce soit propre; ceux qui n'étaient pas propres, on les envoyait à la pompe. Il y avait des leçons sur le mensonge, voyez-vous, l'intolérance, la tolérance, des leçons sur le vol; en somme, c'était l'enseignement religieux avec l'absence de Dieu, c'est tout.
L’enseignement de la morale était présent chaque jour dans tous les autres exercices scolaires.
L'obéissance : Tous les enfants n'étaient peut-être pas aussi obéissants que dans les souvenirs de nos témoins. Mais il est vrai que pendant cette période, le désir d'apprendre était grand. Bon nombre d'enfants de familles modestes se sont élevés dans l'échelle sociale grâce à leur travail scolaire, et sont souvent devenus des fonctionnaires de l'Etat.
Dans la famille, l'enfant qui ne se soumettait pas à l'autorité du père subissait assez souvent des châtiments corporels: fessées, martinet. A l'école, ces châtiments sont interdits, mais les coups de baguette , existent encore, de même que d'autres punitions (bras en croix, agenouillé) . L 'humiliation est utilisée: port du bonnet d'âne, écriteau, page de cahier dans le dos. Les récompenses encouragent, elles sont inscrites au règlement: billets de satisfaction, bons points, bons points-images exaltant des personnages de l'histoire, de l'empire colonial, la force militaire.
Dans certaines écoles, la croix d'honneur est attribuée chaque semaine Les exercices de gymnastique (et militaire, avant 1914) contribuent aussi à la discipline. Discipliné à la maison, à l'école, l'enfant le sera aussi à l'armée et à l'usine, disent certains ..
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